Library / Literary Works

    Léon Valade

    L’Asile

    Les vieux tilleuls fleuris embaument… Le parterre,
    Abandonné, végète au gré de la saison.
    De la grille on ne voit qu’un pan de la maison
    Petite et sombre au fond d’un quartier solitaire.

    La maison est petite : et d’un air de mystère
    Les massifs du jardin bornent son horizon.
    Tout ce qu’ont écouté cette ombre et ce gazon
    D’extatiques secrets, on voit qu’ils l’ont su taire.

    C’est là, c’est dans ce coin qui serait l’univers,
    Dans cet ancien logis, et sous ces arbres verts
    Pieux comme un préau de couvent catholique,

    Qu’en mes rêves je vois deux amants, muets, seuls,
    Abriter un bonheur doux et mélancolique,
    Ainsi qu’aux soirs de mai l’arome des tilleuls.




    VOUS POURRIEZ AUSSI ÊTRE INTÉRESSÉ PAR


    © 1991-2023 The Titi Tudorancea Bulletin | Titi Tudorancea® is a Registered Trademark | Conditions d'utilisation
    Contact